La vie politique igbo comportait un système « à deux sexes ». Les Umuada, assemblée des filles du lignage, détenaient une réelle autorité dans les conflits familiaux, les funérailles et le respect des normes morales. En pays igbo occidental (Anioma), l’Omu — souvent traduite « Reine mère », sans être nécessairement la mère ou l’épouse d’un roi — était une souveraine choisie par oracle pour diriger les femmes et protéger le marché.
L’intronisation de l’Omu comportait des rites nocturnes secrets. Elle vivait dans son propre palais, portait les insignes monarchiques masculins, détenait son propre bâton Ofor et exerçait un pouvoir exécutif et judiciaire indépendant sur l’économie du marché, régnant aux côtés de l’Obi masculin. Parmi les Omu historiques figurent Obi Maria Ejima Obielua-Chizea d’Asaba, Obi Martha Dunkwu d’Okpanam et Theresa Uwadia d’Onicha-Uku.
