Sans aristocratie héréditaire, le statut s’acquérait par le mérite, surtout en prenant le titre de Nze na Ozo. Devenir Ozo coûtait énormément : les candidats payaient des droits d’initiation, offraient des festins à la communauté et partageaient leur richesse avec les titrés existants. Le système fonctionnait comme un puissant mécanisme de redistribution des richesses, canalisant la réussite privée vers le bien commun. De nombreuses villes reconnaissaient plusieurs grades, comme Dunu, Dim et Ezeana.
À l’initiation, l’Ozo devenait une figure sacrée. Sa langue était rituellement « lavée » pour le lier à la vérité ; il ne pouvait ni mentir, ni voler, ni commettre une alu. Les Ozo servaient d’arbitres moraux dans les litiges fonciers et pénaux, et quiconque violait le code perdait son titre et subissait l’ostracisme.
