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Origines et identité · 3/3

Une identité panigbo en construction

Comment des centaines de villages ont fini par se sentir un seul peuple.

1 min de lecture

Avant la conquête britannique, il n’existait pas d’État igbo unique. La région comptait des milliers de villages et de groupes de villages autonomes. On s’identifiait d’abord à son lignage, à son village ou à son clan ; on pouvait appeler « Igbo » les peuples voisins — un mot pouvant désigner des étrangers ou des gens de la forêt — sans se l’appliquer à soi-même.

Le sentiment plus large d’être « Igbo » s’est développé avec l’administration coloniale, la création de la Région de l’Est, les migrations urbaines et, surtout, les menaces existentielles du XXe siècle. Les pogroms de 1966 et la guerre du Biafra ont forgé une identité politique commune à partir de communautés culturellement proches mais politiquement distinctes.

Ici, l’identité est à la fois ancienne et récente : ancienne par ses coutumes, récente par son nom et son destin partagés.

Synthèse éditoriale
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