Bienvenue sur le réseau .wiki — de nouveaux articles chaque semaineDécouvrez notre boutique et l’annuaire des entreprises de la diasporaBienvenue sur le réseau .wiki — de nouveaux articles chaque semaineDécouvrez notre boutique et l’annuaire des entreprises de la diasporaBienvenue sur le réseau .wiki — de nouveaux articles chaque semaineDécouvrez notre boutique et l’annuaire des entreprises de la diaspora

La langue igbo · 1/8

L’alphabet : 36 lettres, huit voyelles

36 lettres, huit voyelles et neuf digrammes : comment s’écrit l’igbo.

3 min de lecture

L’igbo écrit utilise le Nkpụrụ Edemede Asụsụ Igbo, l’alphabet igbo. Les trois ouvrages de référence consultés pour ce chapitre comptent tous 36 lettres : huit voyelles et vingt-huit consonnes. Neuf de ces lettres sont des digrammes, c’est-à-dire des paires de lettres qui notent un seul son et sont classées alphabétiquement comme une seule unité.

Les voyelles sont a, e, i, ị, o, ọ, u, ụ. Les trois lettres munies d’un point souscrit (ị, ọ, ụ) ne sont pas décoratives : akwa et akwụ sont des mots différents. Okorochukwu (2020) énumère les huit voyelles et Obia (2020) donne pour chacune une approximation sonore en anglais, par exemple a comme dans « ark », e comme dans « egg », ụ comme dans « owl ».

Les consonnes sont b, ch, d, f, g, gb, gh, gw, h, j, k, kp, kw, l, m, n, ṅ, nw, ny, p, r, s, sh, t, v, w, y et z. Deux sons n’existent pas en anglais : gb et kp (Obia suggère de dire b ou p tout en façonnant la bouche pour g ou k).

Les neuf digrammes de l’alphabet igbo
LettresSonExemple
chcomme dans l’anglais « church »chere! (attends !)
gbimplosive, sans équivalent en anglaisegbe (aigle, fusil)
ghfricative vélaire voiséeaghụghọ (tromperie)
gwg avec arrondissement des lèvresagwọ (serpent)
kpimplosive, sans équivalent en anglaisakpa (sac)
kwcomme dans l’anglais « queen »akwụkwọ (livre)
nwn + wanwụ (moustique)
nynasale palataleanya (œil)
shcomme dans l’anglais « shabby » ; rare, surtout dans les emprunts et certains dialectesshuga (sucre)

Les lettres pointées ont une histoire. Une orthographe de 1961 (l’« Onwu Orthography ») employait des points ; le dictionnaire d’Echeruo adopte une variante ultérieure dans laquelle les voyelles pointées sont imprimées avec des trémas (ï, ö, ü), ñ remplace ṅ et un simple c remplace ch, de sorte que tous les caractères puissent être saisis sur une machine ordinaire. Sur ce site, nous utilisons les formes pointées courantes aujourd’hui dans l’enseignement et l’édition : ị, ọ, ụ, ṅ et ch.

Sources de cet article

Suivant →Les tons : pourquoi la hauteur change le sens
↑