Dans les écoles coloniales, l’igbo était traité de « vernaculaire » et parfois sanctionné. En 1949, à seulement 22 ans, Frederick Chidozie Ogbalu fonda la Society for Promoting Igbo Language and Culture (SPILC).
L’igbo écrit était alors fragmenté entre dialectes concurrents, comme ceux d’Isuama et d’Onitsha utilisés par les premiers missionnaires, dont l’évêque Ajayi Crowther et l’archidiacre Dennis. La SPILC œuvra à une orthographe unifiée, l’Igbo Izugbe (igbo standard). Ogbalu créa même sa propre imprimerie pour publier dictionnaires, grammaires et recueils de littérature orale. L’Igbo Izugbe est aujourd’hui la forme de référence dans l’éducation, la littérature et les médias.
