L’esclavage n’était pas seulement un commerce extérieur. Plusieurs auteurs de Korieh (2009) examinent les catégories internes à la société igbo. Les entrées du dictionnaire donnent le vocabulaire de ce monde : ohu (Owerri) ou oru (Onitsha), esclave, otage ou dépendant domestique ; osu, personne consacrée à un sanctuaire ou à une divinité, donc d’une caste ; et akankolo, esclave de culte dans l’igbo occidental (Echeruo).
Dorothy Ukaegbu, citant l’étude de Robin Horton sur le système ohu dans un groupe de villages du nord igbo (1954), note que l’esclave domestique pouvait épouser la fille d’un maître et que le statut n’était pas toujours permanent. En revanche, le statut d’osu était héréditaire et entraînait l’exclusion des titres, des mariages et des honneurs. Ogbo Ugwuanyi s’en sert comme exemple de différence construite à l’intérieur d’un même peuple, et Kalu qualifie le stigmate d’« indélébile ».
Le gage de personnes, mise en gage d’une personne pour garantir une dette, était lui aussi connu. Kalu décrit le cas d’Ucheya Aju d’Okoko Item, mis en gage par son frère auprès d’un commerçant d’Arochukwu et vendu à un homme de Bonny qui l’a rebaptisé Emmanuel Hart ; il a plus tard mené un réveil religieux à Item. Douglas Chambers décrit comment, à Obe, Nkanu (État d’Enugu), les descendants d’esclaves, appelés ohu, sont passés de 2 à 3 pour cent du village dans les années 1950 à un quart ou un tiers en 2000, et n’ont cessé formellement d’être traités comme des biens qu’en 1988.
Igbo ama eze
Le dictionnaire d’Echeruo glose ceci par « les Igbo ne reconnaissent pas la royauté (absolue) ».
Sources de cet article
- Korieh (ed.) 2009, chap. 4 (Ukaegbu) ; chap. 5 (Ugwuanyi), p. 136 ; chap. 8 (Kalu) ; chap. 14 (Chambers)
- Echeruo 2001, entrées ohu, oru, osu, akankolo
- Horton 1954, ensemble de l’article
